NAO : Pourquoi la CFDT n’a pas signé l’accord ?
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Au fil des discussions menées dans le cadre des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO), la direction a intégré plusieurs propositions portées par la CFDT.
Parmi les avancées obtenues, la CFDT a réaffirmé sa volonté de mettre fin aux discriminations en matière de promotion, notamment pour les responsables de magasin proxy. À ce titre, nous avons été les seuls à demander que ces postes soient reconnus au statut cadre.
La CFDT a demandé que les salariés totalisant 12 ans d’ancienneté dans l’entreprise puissent bénéficier d’une prime d’ancienneté de 12 %.
Une avancée portée par la CFDT depuis plusieurs années. Les employés au dernier niveau de leur classification (niveau 3 échelon 3) pourront par cette mesure passer agent de maitrise (niveau 4 échelon 1) ainsi qu’une augmentation salariale de 3% au moins.
Nous avons également obtenu que le budget consacré à l’égalité professionnelle, fixé à 0,30 %, soit exclu du taux directeur. Il s’agit d’une revendication portée par la CFDT depuis 2025, et maintenue à juste titre.
Concernant le CPF, l’évolution de la loi impose désormais une participation de l’entreprise pour certaines formations. La CFDT a donc revendiqué une contribution de 200 € de l’entreprise pour le financement du permis de conduire. Dans ce cadre, les salariés pourraient bénéficier d’un financement total de 1 100 €, soit 900 € via le CPF et 200 € apportés par l’entreprise.
Nous avons également demandé l’application du montant maximal pour les titres-restaurant, soit 12,20 €.
Pour autant, notre organisation rappelle que les NAO doivent rester un levier essentiel pour protéger durablement le pouvoir d’achat des salariés, année après année.
Une prime bienvenue…unique.... mais insuffisante
Dès l’ouverture des négociations, la CFDT a choisi d’écarter la prime de valeur partagée, décidée par le groupe en janvier et versée en juillet à l’ensemble des salariés d’Orange. Si cette prime constitue un complément appréciable, elle ne répond pas à nos exigences en matière d’augmentations structurelles, seules capables de garantir un pouvoir d’achat stable dans le temps.
Les propositions de la Direction
Les mesures initialement mises sur la table étaient les suivantes :
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+1,7 % employés — augmentation générale proposée
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+1,7 % maîtrises
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+1,6 % directrices et directeurs de magasin
Ces propositions, déjà modestes, ont été rapidement dépassées par l’évolution du contexte économique.
Un contexte économique bouleversé
Entre la fin des négociations et la mise à signature de l’accord, trois annonces majeures sont venues modifier profondément la situation :
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Revalorisation du SMIC : +2,4 % au 1ᵉʳ juin 2026, après +1,18 % en janvier
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Inflation annuelle : estimée à +2,2 %
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Hausse des carburants : +28 % en mars 2026
Face à ces évolutions, les augmentations proposées ne reflétaient plus les réalités économiques vécues par les salariés.
Pourquoi la CFDT n’a pas signé
Après un débat collectif approfondi entre élus CFDT, la décision a été prise : nous ne signerons pas l’accord NAO.
Nous avons demandé, avec l’UNSA, une reprise des négociations avant signature. Cette demande n’a pas été retenue par la direction, ni soutenue par les autres organisations syndicales.
Notre choix n’a pas été fait à la légère. Pour la CFDT, le pouvoir d’achat reste la priorité absolue.
Dans un contexte marqué par :
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la hausse du SMIC,
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une inflation persistante,
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l’augmentation du carburant, de l’énergie, de l’alimentation,
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et plus largement du coût de la vie,
les mesures proposées ne permettaient pas de répondre aux besoins réels des salariés.
Un message clair : les salariés méritent mieux
Pour la CFDT, les efforts fournis chaque jour par les salariés doivent être mieux reconnus. Les rémunérations doivent permettre à chacune et chacun de vivre dignement de son travail, sans être rattrapé ou dépassé par l’évolution du coût de la vie.
Ne pas signer cet accord, c’est affirmer avec force que les salariés méritent une véritable reconnaissance salariale, à la hauteur des enjeux actuels.
La CFDT reste mobilisée
La CFDT continuera à défendre :
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le pouvoir d’achat,
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les conditions de travail,
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les droits de l’ensemble des salariés.
Notre engagement demeure intact : des salaires justes, une reconnaissance réelle du travail, et une protection durable du pouvoir d’achat.